Quelle est la stratégie de conquête développée par Édouard Philippe ?

L’ancien premier ministre, depuis son départ du gouvernent, continu de faire son chemin tout en demeurant fidèle au chef de l’État, Emmanuel Macron. Il y a à peine un mois, il a lancé son propre parti et entend s’ériger en rassembleur d’un camp déchiré entre les Républicains et le marcionisme.

L’ancien premier ministre, depuis son départ du gouvernent, continu de faire son chemin tout en demeurant fidèle au chef de l’État, Emmanuel Macron. Il y a à peine un mois, il a lancé son propre parti et entend s’ériger en rassembleur d’un camp déchiré entre les Républicains et le marcionisme. S’il compte soutenir en 2022 la candidature d’Emmanuel Macron, lui-même compte être soutenu en 2027. Et comment s’y prend-il déjà ?

 

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La création de son parti, une étape cruciale

En lançant son parti « Horizon » en septembre dernier, devant un parterre d’élus et de sympathisants, le maire de Havre entend élargir vers la droite, l’électorat du président Emmanuel Macron. Une base électorale, laquelle pèsera sans doute dans son avantage en 2027. « Le président aura besoin de s’appuyer sur un socle de stabilité pour poursuivre l’effort de transformation de la France. Et je veux aussi l’aider à élargir sa base, car aucun président n’a été réélu sur un rétrécissement », avait-il déclaré dans les colonnes du JDD.

Dans ce creuset politique, Édouard Philippe et son équipe se penchent un peu plus sur les questions émanant de la gestion de l’état, dont le sérieux budgétaire, l’ordre public ou la souveraineté. Le programme du parti basé sur une vision futuriste qui s’étend jusqu’en 2050 est pour l’ex-ministre, une façon de s’illustrer et de toucher les Français dans leurs attentes globales.

Avec Horizon donc, il va poser les défis de la France d’ici 2050 dans un « un monde qui connait des évolutions rapides et irréversibles ». Il en a évoqué quatre : la démographie, l’environnement, la géopolitique (avec l’essor de la Chine) et la technologie. « On ne fait pas une stratégie si on ne connait pas son environnement », a-t-il déclaré. À coup sûr, la création de son parti servira de tremplin pour assoir lui-même sa base électorale, même si la raison évoquée est d’aider le président.

 

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Le chevauchement avec son ancienne chapelle politique

Avec l’agitation du terrain politique, Édouard Philippe développe une certaine complicité avec Xavier Bertrand et Christian Jacob, tous deux avec deux noms comme lui, mais sachant « comme il est difficile de se faire un nom ». Il rend également hommage aux élus, notamment « les libéraux humanistes », les porte-étendards d’une droite éprise de raison et d’équité.

« Je suis sûr que Xavier sera d’accord : si Édouard veut revenir dans la famille dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, il sera le bienvenu », s’enthousiasme Dominique Dord. Mais Édouard Philippe est conscient de son rôle de rassembleur des divorcés LR au sein du marcionisme.

En effet, dans sa stratégie de conquête de pouvoir, le maire de Havre fait preuve de patience. Au-delà de 50 ans déjà, il a accepté par fidélité, ne pas être un challenger pour e président sortant. Petitement, avec Horizon, « un parti, un vrai », comme il aime dire, il va poser une doctrine, fédérer un courant, des réseaux, etc.

Tout compte fait, 2027, c’est encore dans plus de cinq ans. Edouard Philippe qui l’a en mire développe sa stratégie de conquête axée sur son parti, sa fidélité « objective » au chef de l’État et son rapprochement avec LR, d’où il a été exclu en 2017.

 

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